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Les manifestants, plutôt jeunes, ont vu leurs rangs renforcés par des personnes venues de Zurich, de Winterthour et de Berne. Des banderoles en allemand ont été déployées, à l’ombre d’un immense drapeau rouge. Une manifestation jumelle pour le droit au logement est annoncée à Zurich, le 25 mai.

Genève, le 23 mars 2024. — © SALVATORE DI NOLFI / keystone-sda.ch

Devantures aspergées

Certaines personnes ont défilé masquées, portant des lunettes de soleil, sous la bannière de l’action antifasciste Genève. Des policiers, protégés de pied en cap, les ont accompagnés tout au long du parcours, redoublant de vigilance quand le cortège a traversé les rues commerçantes.

De la peinture a été aspergée sur la devanture de magasins, rue du Rhône, a relevé Alexandre Brahier, le porte-parole de la police genevoise. Des pétards ont aussi été lancés sur des policiers, mais sans blesser personne. Par ailleurs, quelques feux d’artifice de petite puissance ont été tirés.

Genève, le 23 mars 2024. — © SALVATORE DI NOLFI / keystone-sda.ch
Genève, le 23 mars 2024. — © SALVATORE DI NOLFI / keystone-sda.ch

Les manifestants ont déploré la difficulté de se loger en Suisse sans devoir dépenser une fortune en loyer. A Genève, 80% de la population est locataire, mais les zones villas occupent 40% de la zone à bâtir, a souligné une intervenante avant que le cortège s’ébranle.

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Etudiants et nouvelles familles

Les problèmes que rencontrent les étudiants et les nouvelles familles pour trouver un toit décent étaient également au centre des préoccupations. Tout comme a été dénoncé le sans-abrisme dans un pays aussi riche que la Suisse, un phénomène qui est un révélateur, selon les manifestants, des dysfonctionnements du système.

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